Las mujeres de Bolivia

Rapidement, et depuis notre arrivée à Santa Cruz la force des femmes en Bolivie nous interpelle. D’abord ce sont elles que l’ont voient travailler dans les rues, les marchés, les restaurants, les boutiques. Ce sont aussi elles qui vendent et interpellent dans le stations de bus, par des cris qui se muent presque en des chants oniriques, pour vendre des trajets en lit “cama” ou “semi leito”. Leur tissus aguayo noués dans le dos elles sillonnent la ville, parfois accompagnées de leur enfant. Ces militantes, agricultrices,  commerçantes, tisseuses et puis toutes ces mères …

Indéniablement et régulièrement la Bolivie nous ai dépeint comme un pays aux tendances machistes. Les violences envers les femmes sont malheureusement souvent monnaies courantes. Alors, devant des hommes réputés pour écouler la totalité de leur salaires dans l’alcool aussitôt quelques bolivianos mis de côté, les femmes prennent progressivement leur revanche jusqu’à devenir une force indéniable et incontournable du pays. Leurs combats, leur ferveur, leur pugnacité deviennent une arme pour le développement de la Bolivie. Ainsi, à Cochabamba on nous conte avec fierté l’histoire de Las heroinas de la Coronilla, ces femmes qui ont défendu la ville durant la guerre d’indépendance contre les espagnols.

Portrait de femmes en mozaique – Passaje San Raphael – Cochabamba

Portraits de femmes en mozaique – Passaje San Raphael – Cochabamba

Portrait de femmes en mozaique – Passaje San Raphael – Cochabamba

Dans le passage de San Raphaël, à Cochabamba, on croise ces visages de femmes qui ont influencé l’Amérique Latine. Une création du collectif Kuska, basé dans les locaux de mARTadero (article à suivre). Le collectif fabrique des mosaïques et des peintures de street art que l’on retrouve dans les diverses rues de la ville. Ces œuvres montrent souvent des femmes, mais également des messages d’égalité entre les peuples, deux sujets qui semblent inépuisables et au cœur des revendications en Bolivie.

Street art dans les rues de Cochabamba

Au fil de notre voyage, avançant de villes en villes, on découvre un profil particulier de femmes. Longues tresses noires nouées, chapeaux melons, jupes plissées, tissus colorés noués dans le dos :  les cholas. Au court de notre voyage nous en apprendrons plus sur ces femmes engagées et le vocabulaire qui les entourent.

Cholas ou cholitas, en habits traditionnels et aguayo dans le dos

D’abord il y a donc les cholas (ou cholitas), des commerçantes qui à force de travail ont monté des entreprises fleurissantes qui ont fait leur richesses. D’ailleurs dans certaines bouches les dents sont cerclées d’or, preuve de l’ascension accomplie.

Puis il y a les cholets, ces immeubles à l’architecture moderne qui poussent depuis une dizaine d’année à La Paz comme des cèpes en Corrèze. Généralement, les deux premiers étages sont consacrés à la fête, le reste à des habitations. Une grande majorité de ces immeubles appartiennent à des cholitas et à leurs famille. Des constructions impressionnantes à l’architecture ostentatoire et colorée. 

Exemple de Cholets

Enfin il y a les combats de catch de cholitas mises en scène par des femmes libres habillées de manières traditionnelles et que rien ne semblent pouvoir arrêter.  

L’ensemble de ces termes et les significations qu’ils portent en disent long sur la force et l’importance du rôle des femmes dans la société en Bolivie.

D’Ouest en Est, de Santa Cruz à La Paz en passant par Potosi, la culture Bolivienne n’aura cessé de nous surprendre et ses femmes de nous impressionner. Alors, après l’arrivée à la présidence d’un indigène, une minorité pourtant majoritaire, bientôt une femme présidente ?

 

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